A la loupe

Les Mines à l'heure de l'impression 3D

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Des imprimantes 3D ont fait leur apparition dans les laboratoires de recherche, mais aussi dans les cours et les TP. Et le club robotique de l’Ecole s'y met aussi...

L'impression 3D, qui est en passe de révolutionner les méthodes de production et même la conception de pièces de toute forme et de toute taille, a fait une entrée en force à l'Ecole des Mines. Enseignants, chercheurs et étudiants l'utilisent désormais aussi bien dans certains TP qu'au sein du département d'automatique-productique ou dans certains projets de recherche du laboratoire SUBATECH... Et elle est même présente dans la vie associative, dans le cadre du club robotique de l'Ecole.

"Grâce à une imprimante 3D, nous avons pu réaliser en un temps record un prototype de machine d'insertion des rivets pour le compte d'Airbus, dans le cadre  d'un contrat industriel, puis une maquette opérationnelle, qui vient d'être livrée, indique ainsi Mathieu Porez, responsable de l'option automatique et informatique industrielle (AII). Depuis, la collaboration s'est poursuivie avec Airbus."

Les enseignants ont aussi recours à l'impression 3D dans leurs cours ou leurs TP. "Cela intéresse les élèves, qui sont plus motivés pour avancer dans leurs TP", poursuit Mathieu Porez. L'option robotique industrielle a d'ailleurs vu ses effectifs passer d'une quinzaine d'inscrits à 31 cette année.   

 

"Des perspectives vertigineuses"

 

C'est aussi grâce à une imprimante 3D qu'il a été possible de fabriquer en interne une quinzaine de maquettes en plastique munies de chariots linéaires pour un TP d'informatique industrielle. Le tout pour quelques dizaines d'euros pièce, contre environ 2.500 euros au prix du commerce. "Nous avons pu équiper toute la salle de TP, explique Vincent Lebastard, un des responsables du TP. Les élèves peuvent ainsi travailler sur des outils plus performants et plus proches de la pratique. Et cela nous permet de capitaliser en outre sur l'expérience acquise."

 

Côté étudiants, on n’est pas en reste : Yann Ravel-Sibillot, en 2ème année, voue une passion au sujet  et utilise l’impression 3D dans le cadre du club robotique qu’il a relancé et préside. Attiré par la possibilité de fabriquer ses propres pièces pour le modélisme, il n’a pas attendu d’être en école d’ingénieur pour s’y intéresser. A la fin des classes prépas, il construit lui-même sa propre machine d’impression 3D qu’il imagine entièrement.

"J'ai commencé par fabriquer un quadricoptère avec les moyens du bord, en m’inspirant  des modèles que l'on trouve sur Internet", explique-t-il. Puis il déniche des plans en "open source", ainsi qu'un logiciel de la communauté RepRap qui calcule la trajectoire de la tête d'impression. Soucieux de perfectionner son engin,  il confectionne alors une petite pièce destinée à protéger les hélices en cas de choc. Le filament utilisé pour l’impression peut contenir du carbone, ce qui permet d'améliorer sa résistance.

"Les imprimantes 3D se sont beaucoup démocratisées. On en trouve aujourd'hui à des prix très bas. Et les perspectives sont vertigineuses, s'enthousiasme-t-il. La Nasa envisage d’imprimer les bâtiments sur la Lune, puis sur Mars pour préparer la venue de l’homme. L’impression partielle de robot est envisagée par l’armée américaine pour produire des robots spécialisés. Bref, nous n'en sommes qu'au tout début."

 

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