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Les masters internationaux, une vitrine pour l'école

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Dans le portefeuille de formations de l'Ecole des Mines de Nantes, à côté du cycle "ingénieurs", les masters internationaux - ne pas confondre avec les "MSc et mastères" de la Conférence des grandes écoles - occupent une place de choix. Ces programmes en deux ans, conformes aux accords de Bologne et régulièrement évalués par le ministère de l'Education nationale, sont enseignés en anglais, et donc destinés pour l'essentiel à un public d'étudiants étrangers.

Le cursus comprend trois semestres académiques, suivis d'un semestre de stage en entreprise. Outre la partie "technique" proprement dite, les étudiants suivent aussi des enseignements de management de projet et d'ouverture sur les sciences sociales et l'interculturel. "Ce sont des programmes très denses, d'environ 400 heures de cours par semestre, indique Annya Réquilé, responsable de la "graduate school" de l'Ecole des Mines de Nantes. Ils permettent d'enchaîner, si les étudiants le souhaitent, sur un doctorat. En outre, plus de la moitié des enseignants viennent de l'étranger. L'idée est d'attirer des profils internationaux de bon niveau, et de contribuer au développement des entreprises françaises à l'étranger et des entreprises internationales sur notre territoire, en leur permettant de recruter des diplômés formés selon leurs attentes." Pour cela, les étudiants suivent une centaine d'heures de français par semestre. A l'issue du master, les trois quarts parlent notre langue - assez en tout cas pour effectuer un stage dans l'Hexagone. L'objectif étant que ces diplômés restent quelques années en France, avant de repartir travailler dans leur pays d'origine pour le compte de leur employeur. Au total, les trois masters de l’Ecole des Mines de Nantes accueillent des participants de 30 nationalités. Exigeantes pour les enseignants, ces formations sont donc à la fois un facteur d'ouverture internationale et de progrès pour l'école. Elles contribuent ainsi à améliorer son image.

 

Des programmes compétitifs

 

Pour financer leur cursus, 86 % des inscrits obtiennent une bourse - que ce soit du ministère français des Affaires étrangères via les ambassades de France à l'étranger, de leur gouvernement d'origine, ou de sponsors industriels comme Total, Technip, la Fondation EDF... Les Régions également, soucieuses d'attirer des étudiants étrangers, offrent parfois des aides. Sans oublier les bourses Erasmus+ Joint Master Program, lorsque le cursus est monté avec des partenaires européens. Quant à l'école, elle accorde aussi des remises sur les droits d'inscription, sur critère d'excellence. Bref, il existe de multiples possibilités, au besoin en cumulant diverses aides, pour parvenir à couvrir la totalité des coûts - de l'ordre de 16.000 euros pour les deux années.

Pour aller plus loin, l'école inscrit certains de ces programmes (le Master PM3E notamment) dans des parcours européens : Erasmus + - Jont Master Program : en effectuant une partie de son cursus dans un autre pays, l'étudiant obtient un double diplôme de master. Ce montage permet en outre de bénéficier de fonds de l'Union Européenne. L'Ecole des Mines de Nantes a aussi décroché d’autres appels d'offres européens pour des pays comme l'Indonésie.

"En termes de coût comme de contenu, nos masters sont tout à fait compétitifs, souligne Annya Réquilé. Nous offrons des formations de qualité. Aux Etats-Unis, ce type de programme est couramment facturé entre 15.000 à 20.000 dollars l'an. Pourtant, les écoles françaises peinent à attirer, face à la concurrence anglo-saxonne." Afin de convaincre des candidats, l'école participe à divers salons internationaux ou aux tournées de promotion de l'enseignement supérieur organisées par Campus France. Elle travaille aussi avec des agences de recrutement locales. La fusion de l’Ecole des Mines de Nantes avec Télécom Bretagne, qui propose aussi ce type de programmes, permettra de mutualiser les frais de commercialisation... et peut-être de continuer à développer l'offre de masters internationaux.

 

3 masters, près de 150 étudiants

 

L'Ecole des Mines de Nantes propose trois masters internationaux, qui accueillent au total près de 150 étudiants :

- le MSc MOST (Master of Science in Management and Optimization of Supply Chains and Transport accueille une quinzaine d'inscrits par promotion. "C'est un domaine très concurrentiel, mais que l'école traite avec un enseignement scientifique et technique de haut niveau, propre à séduire notamment des profils de "matheux"", indique Annya Réquilé.

- le MSc PM3E (MSc in Project Management for Environnemental and Energy Engineering affiche lui aussi un positionnement original avec une triple compétence : le management de projet et les deux compétences scientifique et technique en environnement et en énergie. Il peut être suivi en partenariat avec 4 universités étrangères, dans le cadre d'un master conjoint bénéficiant du label "Erasmus Mundus" et débouchant alors sur un double diplôme. Au total, il compte une bonne trentaine d'inscrits par an.

- le MSc SNEAM (MSc in Sustainable Nuclear Energy - Applications and Management propose trois options en 2ème année : gestion des déchets, production et applications industrielles, ou médical (option dispensée en anglais ou français). Environ 15 inscrits par an.

 

 

L’Ecole des Mines de Nantes en Inde et en Indonésie

 

 

Début novembre, l’Ecole sera en Indonésie pour participer à la 7e édition de l’EHEF, la European Higher Education Fair dans le cadre d’un consortium franco-indonésien créé pour faciliter les coopérations et échanges entre les établissements. L’institut Mines-Télécom sera aussi au côté de l’Ecole des Mines de Nantes. Par ailleurs l’école a organisé un séminaire scientifique dans le domaine du nucléaire mi-octobre en Indonésie.

 

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