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Insertion professionnelle : un ciel sans nuage pour les diplômés de l’Ecole des Mines de Nantes

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Les étudiants n'ont pas de mal à décrocher leur premier poste à la sortie de l'école, et bénéficient de conditions d'emploi favorables. Un signe de l'adéquation de la formation aux besoins des entreprises.

Le diplôme d'ingénieur de l’Ecole des Mines de Nantes constitue un bon passeport pour l'emploi, et les étudiants d’aujourd'hui peuvent  envisager leur avenir avec confiance. En témoigne la dernière enquête annuelle sur l'insertion : quatre mois après leur sortie, 78 % des 184 diplômés de la promotion 2014 sont en activité professionnelle, et 11 % en poursuite d'études ou en thèse. Le taux net d'emploi (proportion des diplômés en activité ou en volontariat) s'établit ainsi à 90 %. Seuls 9 % déclarent être en recherche d'emploi. Encore s'agit-il le plus souvent de candidats qui ont des exigences particulières - par exemple sur le lieu de leur premier poste ou sur l'entreprise qu'ils convoitent... Mieux encore, 64 % trouvent avant d'être diplômés. La durée de recherche est le plus souvent inférieure à un mois. Et dans l'ensemble, ces bons résultats se maintiennent d'une année à l'autre.

Le taux d'emploi en CDI a même progressé pour les diplômés de l'école. Quant à la proportion d'embauches au statut cadres, elle atteint 84 % deux mois après la sortie, et... 99 % à six mois. Tout cela en dépit d'une conjoncture économique morose.

Résultats positifs aussi au plan de la rémunération, qui a progressé de 1,1 % en un an : en moyenne, les diplômés de 2014 ont perçu 37.469 euros brut, primes incluses, dans l'Hexagone - soit un peu plus que la moyenne nationale pour l'ensemble des jeunes ingénieurs - et même 60.533 euros à l'international. "Il faut cependant nuancer le constat, précise Frédéric Pallu, le directeur des relations entreprises. Le salaire d'embauche dépend de nombreux facteurs, comme la santé du secteur considéré, le choix des options, ou la localisation du poste - l'Ile-de-France, par exemple,  "paie" mieux que les autres régions. Quant aux salaires à l'étranger, ils sont parfois atypiques : un diplômé recruté en Suisse peut, à lui seul, tirer la moyenne à la hausse.

A noter aussi que la différence de rémunération à l'embauche entre hommes et femmes tend à se réduire : elle n'est plus que de 0,5 %. Mais c'est souvent par la suite que l'écart se creuse...

 

Positionnement porteur

 

Plusieurs raisons expliquent ce bon niveau d'insertion. D'abord, bien sûr, la qualité de l'enseignement dispensé par l'école - une qualité reconnue et appréciée par les entreprises. La formation généraliste suivie par les élèves leur apporte des compétences utilisables à long terme, tandis que les options de spécialité facilitent leur accès immédiat à l'emploi. S'ajoute à cela le positionnement de l'école sur des domaines porteurs - l'énergie, l'environnement, les nouvelles technologies. Enfin, la perspective de la fusion avec Télécom Bretagne suscite l'attention des recruteurs et crée un contexte favorable.

"De façon générale, les conditions d'accès à l'emploi à la sortie de l'école restent très favorables, résume Frédéric Pallu. Nous n'avons aucun signal d'alerte sur l'insertion de nos diplômés. Ils sont bien outillés, notamment au travers des modules d’accompagnement à la construction du projet professionnel personnel, pour s'adapter aux évolutions des entreprises et aux mutations économiques. Ils intègrent sans difficulté des firmes qui demandent une très haute qualification - notamment le conseil, la conception ou les bureaux d'études."

Dans 38 % des cas, c'est le stage qui a permis de décrocher un premier poste. C'est dire l'importance de cette période de formation en entreprise, en particulier en fin de cursus. Les sites d'entreprises ou spécialisés dans le recrutement représentent 31 % des embauches. Mais les candidatures spontanées (9 %) ou le réseau (notamment Mines Nantes Alumni, l'association des anciens) s'avèrent aussi des canaux efficaces.

Quelles sont les priorités des diplômés au moment d'entrer dans la vie active ? Ce qui les motive avant tout, c'est de se sentir en phase avec leur employeur. Pour 47 % d'entre eux, les valeurs de l'entreprise sont le premier critère de choix. Vient ensuite l'adéquation avec un projet professionnel, puis l'intérêt du poste (37 %, en hausse sensible). Quant à la localisation du premier poste, elle n'est jugée importante que par 5 % des diplômés : la plupart se montrent au contraire très mobiles.

Jusqu'à présent, le secteur de l'énergie a fourni la majorité des embauches, devant le conseil et les bureaux d'études. Pour les quelque 3.200 diplômés formés par l'école depuis sa création, EDF est ainsi le premier recruteur, avec 3,5 % des postes. Mais la répartition est très large. Au total, 55 % des diplômés se tournent vers l'industrie. Il est vrai que l'image de cette activité a changé : fini le temps où elle évoquait les tâches pénibles, bruyantes et sales. Un industriel comme Airbus, très présent dans la région nantaise, n'a aucun mal à attirer de nombreux jeunes ingénieurs.

Même répartition équilibrée au plan géographique : 48 % des postes se situent en région parisienne, 42 % en province, et 10 % à l'étranger. Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Suède ou Suisse figurent parmi les destinations les plus prisées. La Chine, en revanche, attire peu.

Autre constat : les grands groupes continuent de se montrer attractifs : 46 % des diplômés des Mines de Nantes optent pour ce type d'employeurs - sans doute pour leur côté rassurant. "Sans compter que l'image traditionnelle de la "carrière", avec les échelons que l'on gravit peu à peu dans la hiérarchie, reste très ancrée", note Frédéric Pallu. L'école s'efforce cependant de faire passer l'idée d'un autre modèle, celui d'une carrière "dynamique", avec plusieurs changements au cours de la vie professionnelle. Des entreprises comme EDF, Areva ou Orange comptent ainsi parmi les recruteurs réguliers de l'école. Mais d'autres montent en puissance, à l'instar d'Assystem ou de Sopra, qui ont tissé des liens étroits avec les Mines de Nantes.

 

Les PME en retrait

 

Les petites structures, en revanche, ont plus de mal à convaincre : les jeunes diplômés ne sont que 27 % à se tourner vers les ETI (entreprises de taille intermédiaire) et 24 % vers les PME. "Ils ont tendance à se diriger naturellement vers les grands groupes, dont ils ont déjà entendu parler, explique Frédéric Pallu. Alors que les ETI et les PME doivent se faire connaître. Une firme comme Daher, partenaire important de l'école, reste pourtant peu connue." Au fil de leur cursus, les élèves se familiarisent cependant peu à peu avec l'univers des PME, notamment en 2ème année. De son côté, le Forum Atlantique, organisé avec six autres écoles nantaises (Centrale, Oniris, Polytech, l'Icam, l'Ecole du bois...) s'efforce d'accueillir quelques PME innovantes, notamment en leur proposant un stand commun.

Quant aux start-up, elles restent un domaine qui leur est encore très peu familier. C'est la raison pour laquelle l'incubateur de l'école joue un rôle important : il permet de faire changer peu à peu l'image de ces "jeunes pousses" auprès des élèves. Pour l'heure, le nombre de jeunes créateurs issus de l'école reste assez limité. "Mais ce genre de parcours devrait se développer à l'avenir, estime Frédéric Pallu. D'autant que ces nouveaux modèles d'entreprises, tout comme l'essor actuel de l'innovation, correspondent bien aux aspirations de nombreux jeunes."

 

Des anciens très impliqués
 

Chez les diplômés des Mines de Nantes, le sentiment d'appartenance à l'école est très vif. Beaucoup souhaitent rendre à l'institution, selon la formule consacrée, "une partie de ce qu'ils en ont reçu". Certains n'hésitent pas à prendre des jours de congés pour venir faire passer les concours aux candidats. D'autres viennent raconter leur expérience sur le campus - par exemple lors de la journée "Trajectoire", quand les élèves de première année doivent choisir leurs options de spécialité. Beaucoup d'anciens sont également mobilisés pour la formation des élèves à l'entrepreneuriat, d'autres offrent régulièrement des stages.

"Les anciens se connaissent, et souvent se regroupent par régions, indique Carole Pierre, en charge des relations avec les diplômés. Avec les élèves actuels, ils forment vraiment une communauté, et sont très attachés à l'école. Notre mission consiste à aider au placement des jeunes diplômés."

"Nous avons passé des années enrichissantes à l'école. Il est normal que nous nous investissions pour la soutenir, confirme ainsi Charlie Desmoulins (promotion 2008), en poste chez EDF et accessoirement administrateur de Mines Nantes Alumni. Nous essayons de développer les échanges avec les élèves et les services en vue de leur insertion. Ils disposent pour cela d'une palette d'outils, comme le "CV Book", qui leur permettent d'augmenter leurs chances d'être recrutés."

"Le gros point fort de l'école, c'est qu'elle offre un large éventail de compétences, tout en restant généraliste. Cela donne aux diplômés un profil polyvalent et adaptable, qui est très apprécié par les recruteurs", poursuit le jeune ancien.

 

Les premiers diplômés issus de l'apprentissage

 

Les premiers diplômés des Mines de Nantes formés en apprentissage - ils étaient 16 en tout - sont sortis en 2014. Leur insertion, en règle générale, se passe aussi bien que pour les autres diplômés de l'école. L’intégralité de la première promotion a rapidement trouvé un emploi - avec toutefois un salaire moyen très légèrement inférieur à celui des autres diplômés : 36.130 euros, primes incluses, en moyenne, contre 37.469 euros pour leurs collègues. En moyenne, chacun d'eux a reçu trois offres. Le plus souvent, les apprentis sont restés dans la région Pays de la Loire. Le tiers d'entre eux poursuivent dans leur entreprise d'accueil ; les autres changent d'employeur après leur cursus en apprentissage.

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